Pour comprendre le contexte actuel du pays, il est nécessaire de se pencher rapidement sur son Histoire.
Durant l'occupation anglaise, les colons ont vite compris que le climat local était très propice à la culture du thé. Les habitants de l'époque étant totalement étrangers à cet art, les anglais décidèrent d'exiler au Sri Lanka un bon nombre de Tamouls, ethnie originaire du sud de l'Inde, de langue et de religion différente, qui pour leur part maîtrisaient parfaitement la culture du thé. De fil en aiguilles, les Tamouls ont atteint le haut de l'échelle sociale grâce à leur main basse sur la première richesse de l'île (le thé et son exportation), jusqu'à détenir l'essentiel des clés du pays : le commerce, l'agriculture, la santé, et surtout le Pouvoir. Lorsque l'Indépendance du pays a été acquise, les Tamouls régnaient en maîtres sur le territoire. Les Cingalais, habitants originels de l'île, se révoltèrent durant de longues années, donnant lieu à une guerre civile violente et destructrice.
La paix et l'équilibre du pays sont très récents. A ce jour, le nord du pays n'est toujours pas ouvert au tourisme, car les stigmates de la guerre sont encore trop visibles. Il faudra un peu de temps avant que les infrastructures nécessaires au tourisme ne se développent, même si de l'aveu-même des Sri lankais, cette région est magnifique.
Conséquence de l'Histoire, le pays possède deux langues officielles : le cingalais, et le tamoul, qui s'écrivent avec deux alphabets différents. Tout ou presque est retranscrit dans les deux langues. Néanmoins, l'anglais est tout de même à minimum compris et parlé, et courant dans les hotels. Les affichages publics ne manquent par ailleurs jamais de retranscrire en caractère Latin le nom de l'endroit. On peut à ce propos s'étonner de l'attachement réel des Sri Lankais aux Britanniques, mais c'est en réalité une forme de reconnaissance car, disent-ils, les anglais leur ont apporté le thé, les routes, les hopitaux, et tout ce qui leur permet de survivre aujourd'hui. Je me rappelle être tombée de haut lorsque j'ai entendu un Sri Lankais dire que "les Anglais les avaient abandonnés".

de haut en bas : cingalais, tamoul, et "anglais"